// ARCHIVES //

EXPOSITION EN COURS…

MystÈre de la presence d’UNE ABSENCE

DU 11 OCTOBRE AU 14 NOVEMBRE

PLACE FÉLIX FOURNIER

Les paysages de Samuel Lalier représentent des univers post-apocalyptiques. Sa peinture est constamment sous tension. Nous n’arrivons pas à déterminer si la tempête est à venir ou si elle est passée.

À la manière des romantiques allemands, seuls les troncs, feuillages, ou écorces restent perceptibles. Cette nature ébranlée devient le dernier témoin d’une vie disparue. Les élèments semblent à bout de souffle et étrangement surréalistes. Ses paysages témoignent de notre époque où le réchauffement climatique est au cœur des sujets politiques et économiques.

L’ampleur de ces toiles permet une meilleure immersion dans l’image. En contrepoint de nos vies, l’artiste nous invite à prendre le temps de poser notre regard. Nos interprétations peuvent différer, ce qui est le rôle essentiel de la peinture pour Hans Belting. Il faut laisser planer le doute de la représentation, comme « le mystère de la présence d’une absence* ».

*Hans Belting « Pour une anthropologie des images » 2004.


Expositions passées

 

carbone et diatomÉe

DU 7 septembre au 10 octobre 2022

Terrasse des vents – parc des chantiers

Albanne Cannet investit la SUPER Galerie comme le lieu d’une réalité hypothétique, située quelque part entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. L’histoire qu’elle y propose se construit autour de deux matières que sont le carbone et la diatomée. Le carbone est l’un des premiers élèments apparus dans l’univers. Il est nécessaire à la formation de tous les êtres vivants. Les diatomées quant à elles sont des organismes planctoniques existant depuis l’ère Jurassique. Elles font partie des espèces vivantes les plus anciennes sur Terre et sont à la base d’une grande partie de la chaîne alimentaire.

L’artiste mélange entre elles ces matières sur un sol noir constellé de graphite, d’albumine, de verre, de fer et de diatomées fossilisée : une sorte d’alchimie cosmique. Disposé sur un socle, une roche de verre rappelle la forme d’un astéroide ou d’une petite planète. Une seconde sphère planétaire lui fait face. Un télescope semble avoir été mis là pour les observer. Par ce décalage de la réalité, Albanne Cannet imagine d’autres origines à l’univers et à la vie, s’inspirant des questionnements scientifiques autour du Big Bang et des récentes images du télescope James Webb.

Les larmes d’aGATE

DU 9 juillet au 4 septembre 2022

TRANSFERT – Reze

«À coup sûr, une eau l’habite, demeurée prisonnière dans une geôle de pierre depuis le début de la planète.[…] C’est l’eau, ou du moins un fluide d’avant l’eau, conservée d’époques si lointaines qu’elles ne connaissent sans doute ni sources ni pluies, ni fleuves ni océans.[…] La moindre issue lui suffit pour disparaitre sur-le-champ, évaporée en un éclair après la plus longue réclusion»*.

Dans ce désert factice, des pierres peuplent l’espace aride du sol, dans lequel poussent les genévriers vivaces, amoureux des fleurs de lavande violacées. Une roche flottante sonde la SUPER Galerie tel un mirage. À l’agate enhydre**, née dans le feu de la lave, elle emprunte les traces flamboyantes, qui ornent sa surface. De ce rocher magique s’échappe un liquide envoûtant, le fluide bleuté d’un philtre d’amour destiné à disparaître dans les gorges de corps assoiffés. Entre absorption et illusion, des images atemporelles transparaissent et infusent le paysage du visiteur erratique.

Les Larmes d’agate est une installation en trois parties, qui se disperse dans l’environnement festif de Transfert. Une forme organique intègre la Galerie telle une excroissance rocailleuse. Une série d’affiches en diptyque (texte et photographie) suggèrent la présence de ce rocher réservoir, duquel coulera un nectar enivrant le soir du vernissage.

*Roger Caillois, Pierres, Gallimard, 1966

**Pierre d’agate renfermant dans une cavité naturelle une bulle d’air, de l’eau ou un liquide.

DONATELLO PARMI LES FAUVES

DU 24 mai au 3 juin 2022

T.U – NANTES – Dans le cadre du festival fauves

Habitant dans la SUPER Galerie le temps du festival FAUVES, « Donatello » (Valentin Guerchet étudiant au Beaux-Arts d’Angers) imagine un lieu intime, entre la roulotte et le cabinet de curiosité. Laissez-vous contempler cet univers pictural et poétique, son quotidien et ses couleurs métamorphosant l’espace et donnant vie à un tableau vivant, le temps d’une soirée.

PLOUE LAC DE BRASE – bertille violain

DU 13 AVRIL AU 13 MAI 2022

PLACE DE LA BOURSE – NANTES

Depuis septembre 2021, Bertille Violain a proposé à l’ensemble des habitants et des commerçants de la place de la Bourse de participer à son projet artistique.

Faits main, des affiches et des flyers ont été distribués dans chaque boîte aux lettres, les invitant à donner un objet en tout genre leur appartenant. L’ensemble des dons (prospectus, chausson, carte de visite…) a été collecté au Reser’bar Dogs, pendant un mois, lors de permanences organisées par l’artiste. C’est à partir de ce corpus d’objets et par intuition que l’artiste a réalisé des assemblages et des collages en 2D et 3D. Une fois détourés par un cerne noir, quatre nouvelles formes sont apparues. Vidées de tout élément visuel, elles deviennent des motifs, des symboles autonomes qui racontent la nouvelle place de Ploue lac de Brase!

LE BLEU DU SABLE – CLAIRE AMIOT ET MARINE BROSSEAU

DU 10 MARS AU 10 AVRIL 2022

PONT SAINT-MIHIEL – PLACE DE LA BONDE – NANTES

L’exposition s’articule autour de deux pièces pensées conjointement par Marine Brosseau et Claire Amiot. Cette proposition poétique, évoquant l’univers de la mer, va évoluer au fil de la journée. Le jour un patchwork de voiles de coton tapisse les parois vitrées de la galerie. Cet ensemble a été réalisé sur une plage du littoral dans la zone de balancement des marées appelée l’« Estran ». Les mouvements du vent, de l’eau, des ridules du sable ou encore des coquillages – mêlées à des pigments naturels – se sont imprimés dans les fibres du tissu et dessinent des formes organiques. Dans une relation de co-création avec les matières du paysage, ce procédé témoigne de la force créative de la nature. A la tombée de la nuit cette cartographie sensible disparait. Elle laisse place à une vidéo onirique. Les toiles imprimées deviennent le support de projection pour cette série de dessins abstraits en mouvement. Le tout semble flotter comme des réminiscences de paysages océaniques. Une installation à deux facettes, à découvrir à différents moments du jour et de la nuit.

POURQUOI LA CANTINIERE NE SUCRE-T-ELLE JAMAIS SON CAFE – MAGDALENA NOSTER

DU 19 JANVIER AU 20 FEVRIER 2022

COURS CAMBRONNE – NANTES

Tel un décor de film ou une pièce de théâtre, l’espace de la SUPER galerie a été réaménagé en un intérieur de maison. Un espace qui semble abandonné et inhabité. Quelques objets se fondent dans cette ambiance datée : chaussures, cendrier, fleurs fanées, tasse à café, robes ou encore fragments de lettres… Autant de traces et d’indices qui permettent à chacun d’imaginer son propre scénario. Que s’est-il passé ici ? Ou est passé la cantinière et Pourquoi ne sucre-t-elle jamais son café ?  Enquêteur hors-pair ou simple curieux voyeuriste, c’est à vous de jouer ! Tiré d’une fiction créée de tout pièce par l’artiste, rappelant les films d’Hitchcock, cette proposition mêle narration et installation.

 

PAYSAGE DES GESTES – YUNYI GUAN

DU 20 OCTOBRE AY 24 NOVEMBRE 2021

CALE DES SOUS MARINS – PARC DES CHANTIERS – NANTES

Une rencontre entre l’argile et le tissu. Un accord entre le malléable et le souple. Écraser, Frotter, Gratter…La main crée des empreintes. L’état de la matière se modifie. De l’humide au sec. Du mou au dur. Du solide au fragile. Ce projet in situ propose une réflexion sur l’espace de la SUPER Galerie. L’artiste a pensé son installation en observant l’architecture lumineuse et fragile de la galerie. La remplissant  de voilage, Yunyi convoque les notions d’éphémère, de fragilité et de mémoire – importantes dans son travail. À travers le tissu, le geste de l’artiste fait empreinte sur les parois en plexiglas de la galerie. Un support miroitant où le reflet des silhouettes et ombres des passants viendront se superposer. Un jeu entre le dedans et le dehors, menant à une réflexion sur le temps, celui de la matière, évoluant tout au long de l’exposition. Venez découvrir le montage performatif de l’exposition le week-end du 23 et 24 octobre 2021. L’artiste vous invite à faire le tour de la galerie et ainsi à vous immerger devant ce Paysage des gestes.

 

URBAN RIDERS – HUGO PEDROSA

DU 20 septembre au 22 octobre 2021

PARVIS DU JARDIN DE L’île DE VERSAILLES

« J’ai réalisé cette série de dessins à partir de photos faites par l’artiste Mohammed Bourouissa sur les « Urbans riders », des cavaliers de Philadelphie. Dans son travail, il retranscrit le quotidien de cette culture urbaine du cheval. On y trouve des scènes de randonnée, d’entretien des animaux, ou de spectacle costumé. J’ai découvert son travail lors de son exposition au Jeu de Paume en 2018. Quelques années plus tard, je suis revenu sur ces images et j’ai souhaité les réinterpréter. Mon objectif était de mettre en avant le ton spontané de cette culture qui me semble très directe, avec peu d’artifice, et qui dégage quelque chose de chaleureux. Ce sont ces aspects que j’ai voulu présenter via le dessin. J’ai utilisé comme médium le pastel et le carton, pour l’approche brut et texturé qu’ils proposent. Le carton me permet dans ma production, d’enchainer un maximum de couches et de mettre dans les dessins autant d’informations graphiques que nécessaire pour retranscrire une ambiance : couleur, texture, lumière, ombre… J’ai réalisé mes premiers tests graphiques à partir du clip « Greaze Mode » du rappeur anglais Skepta, qui évoque lui aussi cette idée du cowboy urbain. »

 

ENTRE NOS SEUILS – ELISE BERGONZI

DU 18 MAI AU 21 JUIN 2021

PARVIS DES NEFS – NANTES

Pensée comme un « fragment » d’espace domestique, cette installation nous interroge sur les rapports que nous entretenons avec les formes de l’habitat. L’artiste nous propose d’observer une sorte de « matrice » de la maison qui aurait été vidée de son contenu. Seuls les éléments que l’on retrouve dans chaque unité d’habitation seraient restés (ampoule, tuyaux, bombonne de gaz…). Ces objets industriels font partie intégrante de nos vies. Pourtant discrets, ils emmagasinent les histoires des lieux dans lesquels nous vivons. Quand nous déménageons que reste-t-il de notre passage ?  Appelés objets d’usages, ou « véritables organes de la vie psychologique secrète » comme disait Gaston Bachelard*, ils fabriquent pour nous et par nous les symboles de l’habitat. Karim Basbous* rappelle d’ailleurs que « l’usage est la raison même de l’espace, ce qui en fait une chose habitée ».  Elise reproduit ces objets à la main.  Elle réalise des moulages grâce aux matériaux de la sculpture (céramique, résine…). Ils ne sont plus uniquement des objets d’usages mais des objets esthétiques, que l’on prend le temps de regarder. Au seuil du dedans et du dehors, entre privé et collectif, Elise expose la demeure comme un espace de l’intime perçu entre deux rebords de fenêtre.

ANATOMIE DU CIEL – JIYOON JANG

DU 9 AVRIL AU 13 MAI 2021

MIROIR D’EAU – NANTES

Occupant l’espace tridimensionnel de la SUPER Galerie, l’installation de Jiyoon Jang mêle peintures réalistes, textes et sculptures. Pensée comme une pièce de théâtre son installation plante le décor, où chaque élément devient un acteur à part entière de l’histoire. En arrière-plan, on découvre un patchwork d’images. Pour créer ses peintures, elle utilise des photographies héritées de sa famille ou prises/trouvées par elle-même. Jiyoon pense la superposition des images comme notre système de mémoire qui se dégrade avec le temps, les images s’enchevêtrent en un collage de différentes temporalités. Elle choisit de représenter des figures humaines, car Jiyoon considère le corps comme un endroit sur lequel les traces de temps s’accumulent. Parce qu’un humain est conçu par un autre corps, nous incorporons inévitablement son histoire et sa chair avant même de naître au monde. Cette mise en abîme du temps, pose de nombreuses questions sur notre rapport aux images. Convoquant son histoire personnelle, l’installation de Jiyoon se veut être un autoportrait, mais aussi, finalement le reflet d’une histoire commune. Cette fiction nous fait voyager dans un monde entre réel et rêverie. Avec le ciel comme toile de fond Jiyoon propose de décortiquer l’anatomie de l’imaginaire, de regarder ce qui est dedans et de s’approprier son histoire.

 

T.R.I.N.I.T.Y – ALICE MARIE MARTIN

DU 16 FEVRIER AU 19 MARS 2021

COURS SAINT PIERRE – NANTES

TRINITY* c’est le Père, le Fils et le Saint Esprit. TRINITY c’est un fleuve californien. TRINITY c’est le nom du premier essai nucléaire réalisé par les États-Unis en 1945. TRINITY c’est également le nom de la hackeuse emblématique de la saga Matrix, qui donne son nom à l’album du rappeur Laylow sorti en 2019. T.R.I.N.I.T.Y c’est aussi le titre de cette exposition. Il vient illustrer la méthodologie de travail d’Alice, fondée sur la navigation et la résonance entre des références variées. Convoquant directement la forte charge symbolique du chiffre trois – corps-esprit-âme / passé-présent-futur / eau-air-feu, Alice offre au visiteur l’expérience d’une scène évoquant un rituel, à la fois sirupeux et grinçant, sacré et profane. Les éléments composant l’installation se répondent, par analogie ou par contraste, en faisant appel à un imaginaire religieux, ironiquement agrémenté de références et de matériaux pop. L’exposition T.R.I.N.I.T.Y s’agence autour de trois éléments qui s’entrechoquent, composant un jardin halluciné aux apparences festives. Chaînes, flammes, paillettes, fontaine bricolée et fils de fer se côtoient pour créer un sentiment d’harmonie instable. La diversité des matériaux convoqués, témoigne du flux d’informations permanent qui accompagne notre quotidien. Jouant avec des symboles familiers, détournant les poncifs à la frontière du kitsch, Alice nous montre son habileté pour créer des rencontres improbables.

 

NOUVEAU JOUR – LOONA SIRE

DU 02 AU 22 OCTOBRE 2020

PARVIS DU JARDIN DES PLANTES, PLACE CHARLES LEROUX – NANTES

Un jeune homme est assis dans des herbes hautes. Sa peau de porcelaine et son regard nous interpellent. Ce portrait reprend les codes de la peinture classique : la pose, le regard fixe, la nature environnante comme unique décor. Une certaine douceur et pudeur se dégage de cette image. Nommée « Espérance » cette photographie a été le point de départ pour créer l’univers de l’exposition-installation « Nouveau jour »Cette photographie « Espérance » tire son titre d’une mosaïque de Guilbert Martin Auguste représentant un ange, allégorie de l’espoir. L’artiste fait ainsi le rapprochement entre cette œuvre et son image qui se répondent visuellement.  Les vitres se parent d’images ultra colorées. Chacune des vitrophanies a été réalisée à partir de papier de fleuriste, de sable et de lys roses et blancs. Retravaillées numériquement, ses images tendent alors vers l’abstraction. La lumière, presque sacrée, de ces « vitraux » laisse les motifs envahir l’espace.  Au sol sont déposées des sculptures de lys. Symbole de royauté, d’amour et de pureté; la fleur de lys n’a pas les mêmes significations selon les cultures et les époques. L’artiste s’intéresse particulièrement aux représentations picturales du Ve siècle où le lys est représenté comme attribut de certains saints. Les sculptures sont réalisées en porcelaine, un matériau précieux, délicat et poreux évoquant la peau du modèle. Pour la SUPER Galerie, Loona Sire a souhaité prolonger l’instant de l’image en la déployant par le prolongement du hors-champ. Elle crée ainsi un véritable écrin à sa photographie « Espérance ». « Nouveau jour » propose une vision romantique et sensible du monde, nouant l’intime au sacré, la vanité à l’éternité.

 

RHIZOMES – DUO BLITZ – MARGAUX BISSON ET ANAIS BOISSONNEAU

DU 9 AU 23 SEPTEMBRE 2020

CHEMIN DE LA CENSIVE DU TERTRE ET T.U – NANTES

Pour cette 11ème exposition exposition de la SUPER Galerie, « Rhizomes » du Duo BLITZ (Margaux Bisson et Anaïs Boissonneau), propose aux visiteu.se.r.s de découvrir une collection de vêtements inédite, associée à des éléments visuels et sonores. Cet ensemble invite à réfléchir aux relations qu’entretiennent le vêtement au corps et aux rituels dans nos sociétés. Appuyée par un riche corpus de référence, « Rhizomes » développe une approche écosophique du vêtement. Pensée initiée dans les années 60 par Arne Naess et repris plus tard par le philosophe Felix Guattari (1989), l’écosophie envisage l’écologie sous l’angle de la relation. Pour Guattari, il s’agit de remettre en cause la vision Occidentale de l’homme qui se situerait au sommet de la hiérarchie du vivant. Sa pensée s’articule autour de 3 registres, 3 écologies : environnementale (le rapport aux êtres vivants), sociale (les rapports sociaux) et mentale (la subjectivité humaine).
L’exposition du Duo BLITZ s’appuie sur cette idée de la relation avec le vivant et présente deux silhouettes, la Matrice et la Pythie, créées pour l’occasion par la styliste nantaise LAU. Reprenant les codes de la mode et du merchandising, ces silhouettes ont leurs particularités : toutes deux sont réalisées avec des matières organiques (crépine de porc, cheveux, crin de cheval).
« Rhizomes » est une proposition pour repenser le vêtement dans sa relation organique avec le vivant.

 

PLAY AND DRAW – ÉTUDIANTS PREPA ENTERTAINEMENT ECOLE SUPERIEUR DES METIERS ARTISTIQUES (ESMA)

Du 30 mars au 14 avril 2020

4 bis rue Gaëtan Rondeau et Le Pont Supérieur – Nantes

Dixième exposition de la SUPER Galerie, Play and Draw, est réalisée en partenariat avec l’École Supérieure des Métiers Artistiques de Nantes et met à l’honneur les étudiant·e·s en Prépa Entertainment. Elle prend place de manière inédite sur deux lieux et en deux temps. On la retrouve d’abord à L’ESMA. Dans le cadre de leur cours d’arts visuels, il·elle·s ont initié un travail autour du geste. L’un des exercices consistait en la réalisation de dessins à partir d’une écoute musicale. Portés par l’intuition, il·elle·s n’étaient plus dans la maîtrise de leurs mouvements et ont ainsi commencer à déconstruire leur rapport à la figuration.Le fait de créer sans aucun cadres et règles attendus les a progressivement porté vers un travail d’abstraction, enrichi notamment pendant les Journées Portes Ouvertes de l’école. Durant celles-ci, les étudiant·e·s ont exploré sous la forme d’ateliers, de défis, de jeux, les notions de mouvements et de corps. Les travaux présentés résultent en grande partie de ces procédés basés sur l’instantanéité. Dans un second temps, cette exposition itinérante, prend place au Pont Supérieur. L’inscription de la proposition au sein du pôle danse fait sens au regard des pistes de création abordées par les étudiant·e·s : le mouvement et le geste au travers de la musique, mais également de la danse. Play and Draw est une aventure joyeuse et créative de libération du geste. L’occasion également de construire des ponts entre deux établissements supérieurs et deux disciplines : la création visuelle et la danse contemporaine.

X EXPOSITION ANNULEE 

 

dom – Leila bertrand, edwin blandin, basile collet, elisa glo, maeva guillery ET nicolas macumi

du 22 janvier au 11 février 2020

Cours Saint Pierre / Parvis de l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes Saint Nazaire – Nantes

DOM, Dem, Domus. DOM est une maison. DOM est un décor. DOM est un personnage. DOM c’est huit étudiants des Beaux arts de Nantes partis en résidence à Cracovie en Pologne. DOM c’est nous. Comment cohabiter, comment créer un objet commun quand nous sommes huit profils aux pratiques très différentes ?  Cette maison a été notre environnement de vie et de travail pendant cette résidence. Prétexte à exporter nos pratiques, les confronter à un environnement autre, elle est le point de départ et le fil conducteur de nos recherches. Cette exposition est pour nous l’occasion de faire revivre ce moment, cette expérience ainsi que les différents espaces de vie/travail que nous avions dans cette maison. Cloisonnée en trois espaces totalement isolés les uns des autres,  la SUPER galerie devient carte sensible, écho de trois espaces forts de la maison : l’extérieur (jardin, toit); le salon/cuisine et la cave. Chacun abrite des travaux qui se veulent portraits de la maison, de ses habitants et des rapports que ces deux entités entretiennent. Petit espace domestique, la SUPER galerie sera comme perdue au milieu de ce Cours Saint Pierre vide et imposant. Elle apparaîtra comme un petit espace insulaire, interpellant le passant par le son, étrange et étouffé qui s’en échappera. C’est aussi ce son qui permettra de faire un lien, de créer une homogénéité entre les différentes pièces présentées.

95GR – initiative de Felix vayssade et robin beaute + mATHIAS BROSSET, GAUTHIER CHERADAM ANDRIEUX, JULIETTE DERUTIN, CARLA DESCAZALS, ELISE DREVET, LEO DUPRE, MARIE PERROTEAU, pauline rouet

Du 25 novembre au 16 décembre 2019

Place Bretagne – Nantes

Cette exposition collective réunit dix étudiants des Beaux-Arts de toute la France: Lyon, Nantes, Nice, Paris et Rennes. Le protocole mis en place est simple:
« Les pièces devront pouvoir être envoyées par la poste, imprimables, énoncées ou sous tout autre forme ne nécessitant pas la présence de l’artiste sur place ».
Une fois la collecte des différentes pièces terminée, l’association reCAPTCHA à l’initiative de cette exposition, s’est lancée dans un travail de commissariat qui consiste à trouver le titre, écrire les textes et imaginer la scénographie des œuvres présentées dans la SUPER Galerie. Le 7 novembre 2019, les lettres d’invitations, d’un poids total de 95 grammes ont été envoyées depuis la boîte aux lettres située sur la place de Bretagne à Nantes, marquant le début d’une relation épistolaire collective, et par extension l’installation de la SUPER Galerie .Un catalogue de l’exposition a été édité, il contient les textes des artistes, les photographies des pièces et un entretien avec reCAPTCHA. Il sera ensuite transmis aux artistes participants depuis la boîte aux lettres ayant servi à envoyer les invitations.

 

SOus mes semellesDUO K.A.T.A – ANAIS LAPEL ET GASPARD KAZIMIR – 

Du 18 octobre au 7 novembre 2019

Rue de Valmy – Nantes

Lignes droites et aplats miroitants de la surface neutre. Au sous-sol, un.e individu.e a creusé son trou: au bout d »un long tunnel, son antre. En solitaire, il.elle a entrepris d’esquisser ses rêves d’ailleurs,
ses souvenirs impossibles. Sous mes semelles est un grand diorama qui retrace le parcours d’un.e individu.e anonyme en quête d’ailleurs.
Dans une ville empruntée à la science-fiction d’anticipation et à l’architecture utopique, il.elle entrevoit, au dernier sous-sol, la faille dans laquelle établir son repaire. Avec cette installation parsemée d’indices, nous invitons le spectateur à recomposer un parcours d’un trou creusé dans la surface blanche et quadrillée débute le tunnel ocre et mou d’un univers organique qui échappe à la maîtrise et au contrôle du monde d’en haut …Au cœur de la Cité des Congrès, nous proposons de rendre compte des dérives du modèle dominant de structuration urbaine au regard des désirs souterrains qui le traversent.

 

I love meat i love eat I am meat – pablo boissel arrieta

Du 17 septembre au 2 octobre 2019

Place du change – Nantes

Disposés et éparpillés avec propreté, des morceaux de corps donnent à voir le travail de sculpture réalisé par Pablo. Ces moulages d’après modèle sont réalisés avec de la cire dépilatoire rose. Au dessus, le néon rouge donne le ton : j’aime la viande / je suis de la viande / j’aime manger. A l’aide d’un programme informatique et d’un jeu d’apparitions et de disparitions d’un unique signe linguistique, ces trois idées s’affirment à tour de rôle. Le néon rappelle aussi bien la lumière des blocs opératoires aseptisés que les enseignes lumineuses des boucheries. L’éclairage donne à la peau une teinte sanguinolente; dans la vitrine le corps morcelé évoque des pièces de viande. Pablo Boissel-Arrieta nous rappelle que notre corps n’est qu’un agrégat de matière carnée condamnée à la disparition. Notre propre chair et la viande sont liées par une destinée commune, les deux sont vouées à la dégradation et à la digestion. A proximité des restaurants et cafés, cette installation touche nos angoisses profondes et s’assimile au genre de la vanité. Épuisement, obsolescence, déclin et délitement sont des termes qui composent le champ lexical de Pablo. Son travail plastique est une lutte contre l’hygiénisme morbide de nos sociétés post-industrielles. Il utilise des matériaux organiques qui viennent contraster avec la violence d’un univers moderne et froid : poils, ongles, rouge à lèvre, savon, semence, coton, cire, or­ganismes vivants VS verre, acier, PVC, faïence, lumière fluorescente, acétone et produits ménagers divers.

OYASUMI – LUCAS GEHRA

DU JEUDI 21 MARS AU JEUDI 11 AVRIL 2019

CAMPUS TERTRE : DANS LE CADRE DU FESTIVAL TURBULENCES 2019 – NANTES

Lucas Gehra pratique la technique de la photographie comme une succession d’images témoin de ses balades. Il apprécie capturer la rue, les personnes qui l’occupent, les bâtiments, l’ambiance nocturne, en jouant sur les contrastes et le clair-obscur grâce aux différentes sources lumineuses de la ville. Avec des références photographiques évidentes telles que Brassaï ou Henri Cartier-Bresson, Lucas Gehra met aussi en relation ses expériences photographiques avec des artistes picturaux de renom comme Edward Hopper. Pour lui, il existe une similitude dans les sujets abordés : l’isolement, la mélancolie, l’attente, le silence ou la solitude. Il constate également le va-et-vient entre l’intérieur et l’extérieur, une fenêtre ou une porte, symbolisant le seuil de la séparation entre le monde réel et l’allégorie quotidienne.

 

LORElei (je n’ai pas la vertu des femmes de marins) – opale mirmaN

DU JEUDI 28 fev. au 13 mars 2019

CALE DES SOUS-MARINS – PARC DES CHANTIERS – NANTES

Lorelei a pris la place des marins,
Les marins du mois de juin.
Des fleurs ont été jetées à la mer,
Des fleurs ont été cueillies sur les plages.
Des fleurs ont été figées dans le lait,
Le lait des femmes de la mer.
Le 28 février, Opale Mirman se présentera comme Lorelei, une femme de la mer. Elle portera sur sa tête la barque remplit de cheveux et de roses rouges déposé ici. Elle cueillera les roses puis les figera dans un liquide blanc.

 

taille 37 – camille bleu-valentin

du jeudi 7 février au jeudi 21 février 2019

COURS CAMBRONNE – NANTES

La question de la violence des images se pose tout autrement que prévu. Plus encore elle se dédouble : y’a t’il des formes de visibilité qui maintiennent les sujets dans les ténèbres des identifications mortifères alors que d’autres images, qui peuvent être lourdes de contenus tout aussi violents, permettent de construire du sens en évitant toute confusion ? L’image peut-elle tuer ? » Marie-José Mondzain.
Chaque image a un effet, et mon travail est conçu comme une réflexion sur ces effets, à travers leur détournement. Je crois à l’importance de la création de l’image – et plus particulièrement de la belle image, aussi fictionnelle, rare ou travestie qu’elle puisse paraître – en tant qu’action qui me permet de mettre en scène ma propre position idéologique. Quand je dis « faire image », il peut néanmoins très bien s’agir de sculptures. Dans l’optique où à mon sens, la sculpture est un moyen d’ancrer l’image dans le lieu et dans le corps. J’ai conçu ces sculptures suite à un échange en Turquie, il y a 3 ans à peu près au moment des premières vagues migratoires, me questionnant sur l’origine des sandales en plastique que je retrouvais abandonnées sur la plage.

 

LA GUEULE PLEINE DE DENTS – CLÉLIA BERTHIER 

DU 18 OCTOBRE AU 17 NOVEMBRE 2018

PLACE DES ÉRABLES – NANTES

La gueule pleine de dents est le résultat de l’application d’une grille en fer chauffée à blanc, incrustée dans un bloc de mousse polyuréthane. L’utilisation de sources de chaleur est un moyen efficace pour produire des traces. Le contact de la grille contre le matériau crée un « événement » au sein de la matière, un accident formel est provoqué. La mousse volontairement rose se brunie telle une peau marquée par le soleil. Il y a un plaisir tactile et contemplatif à voir le matériau s’informer du geste. Cela nous place dans une dimension haptique. Accueillie sur le site de l’école d’architecture de Nantes au sein d’une galerie itinérante, la sculpture a été pensée en relation avec le lieu dans laquelle elle s’inscrit. L’emploi de formes géométriques rappelle l’environnement architectonique. Le titre est est emprunté au récit d’aventure de Jean Hougron.

 

SUPER POSITION DE MAISON VOLCAN

DU JEUDI 27 SEPT. AU JEUDI 11 OCT. 2018 

PARVIS DU T.U- NANTES / CHEMIN DE LA CENSIVE DU TERTRE – NANTES

crédit photo ©Quentin Allaert

SUPER POSITION retrace le processus de création de l’identité de la SUPER Galerie. Transformée en cabinet de recherche, elle donne à votre la résultante de quatre jours de résidence qui avait pour objectif la création d’un kit graphique (un logo, une affiche, un flyer et un principe de déclinaison) et la participation du public à travers des ateliers interactifs. Pour cela, Maison Volcan a fabriqué différents visuels puis posé une grande table lumineuse dans la galerie pour travailler le principe de de superposition manuel.

 

 

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